Salut Cyrille, je souhaite te poser une question, j'ai été triathlète pendant 8 ans, et depuis 2 ans je ne fais que du cyclisme en compétition, avec quand même 2 footing par semaine, je souhaite continuer mes compétition de vélo mais en ajouté en course à pied, voila ma questions; pense tu que des séances dur en cap peuvent nuire a mon niveau vélo? En gardant bien sur mon volume vélo (400km/semaine). Merci
de Cyril "Power" (nov 08')
J'imagine que tu fais entre 1 et 2 séances d'intensité en vélo. Dans ce cas, je pense que 3 séances d'intensité au total constituent un grand maximum pour ne pas que la fatigue t'empêche de progresser en cyclisme. Tout cela dépend évidemment aussi des intensités et volumes des séances. Attention à ne pas générer de courbatures importantes à pied. Il faudra aussi veiller à bien répartir les séances et utiliser les sorties vélo "light" pour optimiser la récupération après une séance difficile en course à pied. Pour répondre à ta question, dans ces conditions, je pense que le travail à pied, bien construit, ne sera pas préjudiciable. Voilà mon avis.
salut, tu t'es orienté vers le longue distance format B et C , envisages-tu de courir sur ironman? Tu annonces des volumes d'entrainement et des seances partagées trés intéressantes, si tu devais passer sur ironman, dans quelle mesure ton volume d entrainement augmenterait et quelles seraient les seances clés? merci d avance.
de Bruno (juin 08')
Oui, j'aimerai faire quelques "ironman" avant ma retraite sportive. Je ne suis certainement pas la meilleure personne pour te donner des conseils, étant novice sur cette distance, mais mon idée, pour préparer un ironman, serait d'envisager quelques semaines à gros volume en vélo (au moins 500km) et course à pied (100km), mais pas forcement au même moment. Je diminuerais un peu la natation, en placant une sortie non-stop en mer de temps en temps, selon la période biensur. Selon l'ironman préparé, la partie vélo peut être très rapide (roth, hawaï) ou très lente (Embrun) et la prépa devra en tenir compte en faisant soit des blocs à allure de couse ou plus vite (derrière moto) en position aéro, soit des sorties montagnes sans forcement de travail d'allure. Je plaçerais surement une très longue sortie vélo et à pied (pas le même jour) tous les 10 jours environ. Enfin, pour ne pas accumuler la fatigue j'opterais pour les enchaînements particulier de type : un jour, natation+150km vélo et le lendemain, 60km vélo+2h course à pied. Enfin, pour la partie course à pied, il faudra travailler l'allure de course (autour de 15km/h) mais sur la fatigue car sinon cela ne représente aucun intérêt.
A trois semaines d'un sprint, comment ferais-tu pour progresser en vélo sachant que je n'ai pas pu trop faire de foncier ces dernier temps? Mon niveau est débutant un peu plus, je m'entraîne entre 8 et 10h par semaine.
de Jean-Michel (mai 08')
Je te proposerais ceci : Sur tes 3 semaines, le vélo devrait représenter 60%, puis 55%, puis 50% de ton volume horaire, soit sur une base de 10h : 6h en S1, puis 5h30 en S2, puis 5h en S3
S1 :
3H aérobie
1x30' home trainer (10' endurance - 10' alterner 1' vélocité / 1' force - 10' souple)
2H enchainé avec 30' course à pied
1x30' home trainer (10' endurance - 2x [5x (30" Vite / 30" souple) récup 5'] – 5' souple)
S2 :
3H aérobie
2H dont 2x [5x (45"V/45"souple) récup 5'] enchainé avec 10 lignes en course
1x30' home trainer (8' endurance - 14' alterner 1' vélocité / 1' force - 8' souple)
S3 :
2H dont 2x [4x (1' Vite / 1' souple) récup 5'] en début de semaine
2H aérobie en milieu de semaine
1H souple à l'approche de la course (pas sur Home-Trainer)

La course à pied et la natation représentent environ 25% chacun : par exemple 2x1h ou 3x45' selon la période.
En triathlon, la natation est la première épreuve. Faut-il alors toujours placer l'entraînement de natation en premier (et la séance de vélo en second,...)?
de de Pierre-Yves (Québec, déc 07')
Ta remarque est judicieuse. Je nage en club de natation la plupart du temps pour profiter de l'émulation qui existe avec des jeunes nageurs meilleurs que moi. Aussi je dépends parfois des créneaux d'entraînement du club qui sont en général 12h-14h et 18h-20h. Souvent je roule le matin, nage le midi et je cours le soir. Parfois l'ordre est modifié et je nage en premier. Parfois je cours puis j'enchaîne nage et vélo...etc.
C'est sur que s'entraîner dans l'ordre du triathlon est intéressant (pour réaliser des enchaînement et des enchaînements à distance) mais parfois une séance de natation peut-être placée en fin de journée si elle sert de séance de récupération active ou si on veut éviter qu'elle crée une fatigue avant une séance de course ou de vélo qui nécessite de la fraîcheur et/ou qui constitue la séance clé de la journée.

Bonjour Cyrille. Que peux tu me dire des sensations et du contrôle d'une paraculaire (arrière uniquement bien sur) dans des conditions ventées? Le gain de ce type de roue est il annihilé dès que le vent se lève un peu trop de côté? Bonne continuation à toi pour Gérardmer!
de Antoine 2 (août 07')
Ta question est intéressante. Malheureusement je n'ai que peu d'expérience avec ce type de roues. Je n'ai roulé qu'une fois avec une roue paraculaire en compétition (et quelques entraînements sans vent). Mon expérience était sans vent. Il est communément admis que ce genre de roue est particulièrement adaptée pour les parcours roulant (vitesse élevée et peu de relance) car elle est plus aérodynamique, donc très profitable à haute vitesse, mais un peu plus lourde, donc avec une inertie plus importante nécessitant plus d'effort pour atteindre les hautes vitesses.
Théoriquement ce type de roue est tout autant efficace (même peut-être plus efficace) qu'une roue traditionnelle ou à jante large, quand il y a du vent. Mais, l'inconvénient est que la stabilité du vélo par vent latéral est compromise. Je n'ai pas testé personnellement une telle situation et je ne peux pas dire si la stabilité est moindre qu'avec une roue traditionnel mais il semble que cela devrait logiquement être le cas, d'autant plus si l'ensemble cycliste-bicyclette est léger. Avant une course, il faut donc prendre plusieurs paramètres en compte avant de choisir un roue paraculaire : poids de l'ensemble cycliste-bicyclette, type de parcours (nombre de virage avec relance, dénivelé, ...), direction et force du vent, ... J'espère que ces quelques éléments t'éclaireront. Sportivement
Bonjour Cyrille. Je vais te solliciter de nouveau si tu permets en te demandant de faire éventuellement un bilan de mon entraînement et voir si c'est plus ou moins corrélé avec mes résultats.
Ce week-end, j'ai fait le triathlon de la Ferté-Bernard qui a vu la victoire de G.Bouttier avec un temps total de 1h56' (nat : 19'30" / vélo : 63' / càp : 33'30). Ma performance (si on peut dire!!) : nat 31'30 / vélo 78' / càp 42'30 (y a avait à mon sens plutôt 9,7 km) pour un total de 2h32.
Mon entraînement hebdomadaire : moy 6hr (entre 4hr et 8hr). Deux séances de nat / semaine (2,2 km par séance). En vélo, 2000 kms depuis mars (un peu de VMA, allure course et récup à 22-25km/h). Deux séances de càp / semaine (1h30-2hr en tout, footing à 7'/km, travail à VMA donc en fait travail entre 60-75% et 92-97% de FCM ratio 80% / 20%). J'ai de grosses lacunes en natation puisque mon record est de 9' pour 500m, mais je me contente de ça car j'ai déjà gagné plus de 2' par rapport à mes débuts.
J'aimerais bien progresser à vélo car je trouve que c'est là que je peux gagner "plus facilement" de temps. Quel est ton avis (je sais que t'as pas beaucoup d'infos, désolé)? Sportivement.

de Ben 2 (août 07')
Ton niveau est à la hauteur de ton investissement horaire. On dit que pour progresser, il faut faire 3 séances par semaine. Mais si tu en fais 2 dans chaque discipline par semaine, c'est déjà pas mal et il y a sûrement un moyen pour optimiser encore plus ton entraînement en prenant en compte les autres centres d'intérêts qui te prennent du temps (boulot, famille, ...). En vélo, le niveau atteint est bien plus corrélé au kilométrage effectué que dans les autres disciplines car l'aspect technique est moins prépondérant. Cela veut dire que pour progresser en vélo, c'est souvent en faisant du kilométrage, ce qui demande du temps. Je pense donc que tu peux plus facilement progresser en course à pied en investissant peu de temps en plus. Par exemple, enchaîner quelques lignes accélérées (10 à 15 lignes de 20" en privilégiant la technique, la vitesse étant secondaire mais peu atteindre VMA moins) après le vélo te prendra 20' pour un gain technique spécifique du triathlon qui peut être intéressant quelque soit la période de l'année. En natation, profite de cet hiver, pour privilégier l'aspect technique aussi, prendre de bonnes habitudes avant de travailler l'intensité. N'hésite pas à avoir l'impression de partir de zéro, de reprendre des nouveaux repères. Enfin, en vélo, en dehors du volume, comme à pied ce sont les séances PMA et allure course qui permettent d'optimiser le niveau. Voilà en quelques mots ce que je peux te conseiller. Bon courage, patience et consistance.
Salut. Est-ce que le programme français de triathon incorpore la musculation dans ses programmes pour tRiathlètes. Toi, est-ce que tu fais de la musculation durant l'année. Si oui, quand, quel style (adaptation anatomique, force maximale, puissance, maintien) et quels exercices? Merci.
de Remy 3 (CAN)
Pour les triathlètes, en général, plus que de la musculation lourde, il s'agit de prépa physique général. J'ai pour ma part effectué de la musculation (lourde) pendant 3 ans environ entre 2002 et 2005 (2 séances par semaine de décembre à avril, puis 3 séances pour 15 jours). Avec beaucoup de travail de stato-dynamique de type 6x6 série de 6 répétitions à 60% de FM1 (Force Max sur 1 répétition). Le but était de gagner un peu en force vitesse. J'ai ensuite arrêté car j'avais pris un peu de masse musculaire et j'ai eu peur que cela soit préjudiciable pour la course à pied. Je faisais des exercices variés : développé couché, dips, quadri, ischio, dorsaux, épaules (butterfly), etc. Quand je suis blessé et ne peux pas courir (tendinite d'Achille en général). Je fais du travail excentrique sur les quadriceps (pas avec une presse bien sur, mais avec un appareil assis) pour préparer la reprise. Je pense aussi que la pliométrie peut être intéressante pour travailler "le pied" en course à pied. J'espère que cela répond à tes questions. Sportivement.
Bonjour Cyrille. J'aurais aimé savoir si tu travailles souvent au cardio ou plutôt en terme d'allure (I pour le foncier, II basse et II haute capacité aérobie, III seuil etc....). Je voulais savoir en fait à quelle fréquence cardiaque moyenne tu fais la récup ou les allures tranquilles? Il m'arrive souvent en footing de n'atteindre les 70% de FCM qu'au bout de 20 minutes de course à pied. Je cours actuellement 42 min au 10km et fait les footing à 7' au kilo, soit 70% de FCM (Fréquence Cardiaque Max). On dit que 75% est la limite pour les allures I mais je trouve que c'est déjà un peu éprouvant si je cours 40' à 70-75% de moyenne. Merci pour ta réponse en attendant, je souhaite que tes douleurs au tendons ne te handicapent pas trop pour la fin de saison. Sportivement
de Ben 1
Je suis étonné que tu cours à 7' au kilo (soit moins de 9km/h) pour les footings et 42' au 10km soit 14,3 km/h env (4'12/km env). Je trouve que ton allure de footing est très lente. Je pense que tu es capable de faire ton travail foncier à 11km/h soit 5'30/km. Bref! J'utilise le cardio mais comme contrôle. Je me fiE à mes allures et je regarde comment réagit mon coeur. Pour te donner mon exemple, je cours en footing (allure I) à plus ou moins 13-14km/h à une FC environ égale à 115-120 bpm (65% de mon max). Mon allure (max) sur 20km est autour de 18km/h et la FC=150 environ. Ma FCmax est d'environ 168 bpm. N'oublie pas, que quand tu calcules la fréquence cardiaque tu dois utiliser la FC de réserve: c'est à dire : FCmax-FC de repos. Exemple : si FCmax est 200 et FC de repos = 50, alors FC réserve = 150. Alors 75% de 150 est égal à 112,5 bpm. Pour travailler à 75%, tu dois donc être à 112,5+50= 162,5 bpm. J'espère que cela t'aura aidé. Bonne continuation
Je souffre moi aussi actuellement des tendons d'Achille. As-tu des petits "trucs" pour accélérer la guérison? Concrètement, comment te soignes-tu? Merci
de Guillaume de St Avertin
C'est un problème que je connais bien puisque depuis de nombreuses années, j'ai régulièrement des douleurs tendineuses au niveau du tendon d'Achille. Les consignes de bases sont : de mettre le tendon au repos (arrêt de la pratique qui génère la douleur), si possible de glacer régulièrement surtout quand c'est douloureux (3x15' après l'effort, avec des pauses de 10'), de s'hydrater encore plus que d'habitude (2 à 3L par jours), de mettre des talonnettes (de sorbotane par exemple) pour surélever le talon et donc reposer le tendon d'Achille. Evitez d'être pieds nus ou en sandales (surtout si tu as des semelles orthopédique pour traiter tes tendons). Tu peux aussi de temps en temps masser le tendon en douceur pour favoriser la circulation. Enfin, il existe une méthode de renforcement du tendons et des muscles associés, utile en rééducation: c'est la méthode Stanish qui est en somme, une musculation basée sur le travail excentrique. Tu dois aussi faire un bilan dentaire et alimentaire. Il faut aussi et surtout consulter un kiné afin de discuter de tout cela avec lui. Il te conseillera sur les auto-massages (à faire en plus de ceux du kiné qu'on appelle : MTP: massage transverse profond), sur la méthode Stanish, sur les autres méthodes appropriées à ton cas. Sur mon site, dans la rubrique "Croix verte et rouge", tu trouveras des choses sur la méthode Stanish et d'autres choses liées aussi aux tendinites d'Achille.
Bonjour Cyrille. J'ai 16 ans, je fais de la course à pied depuis 3 ans et cette année, je commence le triathlon. Je devrai donc acheter un vélo, mais je ne sais pas comment choisir. Que me conseillerais-tu ? Merci d'avance !
de Charline
Pour choisir un vélo, il faut déterminer ton budget et trouver le meilleur rapport qualité/ prix. Le mieux je pense est d'aller à décathlon où tu trouveras le meilleur rapport qualité/ prix. Il y a des bons vélos de course pour démarrer. Pour choisir la taille de ton vélo, le vendeur te conseillera en fonction de ta taille et de la hauteur de ton entrejambe. N'opte peut-être pas pour un vélo trop cher pour débuter surtout si tu dois un jours mettre le tri de coté pour les études. Si tu as des questions précises, je te répondrais du mieux possible. Bon courage et bon début en triathlon.
Lorsque tu te préparais pour les Coupes du Monde ITU distance olympique, comment était divisé ton volume en vélo durant la période de préparation physique générale (novembre à février), pendant la période de pré-compétition (mars, avril, mai), et durant la période de compétition (mai à octobre)? Quels sont les différences majeures maintenant que tu es focusé sur la longue distance?
de Remy 2 (CAN)
De novembre à février, il s'agit essentiellement de faire de volume et du travail technique (vélocité, éducatifs). Je fais environ 5 à 6 sorties par semaines pour un volume d'environ 400km. Ensuite (mars, avril) j'introduis des séances de développement de la Puissance Maximale Aérobie et de renforcement musculaire. A l'approche des premières compétitions, je conserve le travail de maintien de la PMA (1/sem) et j'introduis des séances à allure course (1/sem). Pendant la saison, je fais surtout des séances PMA ou mixte PMA-Allure course.
Maintenant que je fais aussi des distances plus longues (mais je cours encore sur les formats courts du Grand Prix), le volume en cyclisme est un peu plus important et aussi le travail aux allures de course (allure 80km) prend une place un peu plus importante au détriment du travail à PMA.
Tu viens de changer ton poste de pilotage pour les Monde de Lorient. Le nouveau guidon te procure-t-il des sensations toutes nouvelles, ou simplement du confort ? Gardes-tu une préférence pour l'ancienne configuration ? As-tu procéder également à des modifications de position?
de Romou 5
J'ai opté pour un poste de pilotage contre la montre car le parcours de Lorient permet de garder une position aérodynamique la plupart du temps.
Le guidon est lui même plus aérodynamique (je dois encore faire quelques adaptations) et permet de changer de braquet en restant profilé.
Côté sensation, le but était pour moi de retrouver une position de pédalage pas trop éloigné de ma position classique (axe "bassin-axe de pédalage") tout en optimisant le confort principalement en position de "recherche de vitesse", la position principale à Lorient.
Je ne voulais pas changer radicalement de position car je n'ai pas eu assez de temps à mon goût pour faire de grands changements (et cela à cause de ma sélection tardive, du fait de n'avoir qu'un vélo et de l'investissement que cela impliquait).
J'ai avancé ma selle de 1 cm et raccourci ma potence de 1cm également, à cause de la géométrie différente de la partie "corne de vache" du nouveau poste.
Evidemment au quotidien, je me trouve plus à l'aise sur un vélo "traditionnel", plus confortable en position classique (non aérodynamique), plus polyvalent pour les différents parcours et distances d'entraînement. Mais c'est aussi peut-être parce que c'est finalement assez nouveau pour moi de rouler sur ce type de poste de pilotage.
Finalement si j'ai opté pour ce nouveau poste de pilotage c'est pour optimiser l'aérodynamisme et le confort en position de "recherche de vitesse".

Depuis mes débuts en triathlon, je souffre d'un manque chronique d'entraîneur ; la conséquence la plus préjudiciable découlant de cette carence se trouve bien entendu en natation.
Et c'est ainsi qu'à chaque sortie d'eau lors des triathlons, je suis incapable de me servir de mes jambes comme à l'accoutumée ; elles sont tendues et comme "rincées", impossible de m'en servir aussi facilement qu'à l'entraînement - toutes proportions gardées bien sûr -. Bref, la partie natation me laisse bien trop de traces sur le reste de la course pour pouvoir sortir des parcours vélos ou CàP comme je l'entends, et les performances s'en ressentent grandement entre parcours duathlon (aucun problème) et triathlon (mon dieu !).
J'aimerai donc savoir si tu connaissais des éducatifs ou des séances tip top permettant de résoudre la grosse lacune qui me met la motivation bien profond...!?

de Frÿffffe9dÿffffe9ric
Difficile de répondre à ta question. Idéalement j'aurais d'abord besoin de te voir nager. Pour savoir comment tu nages, comment tu utilises tes jambes quand tu nages, etc....
On conseille souvent de nager un peu plus sur les jambes avant la sortie d'eau de manière à permettre au sang d' "alimenter" un peu ces territoires mis au repos relatif en général pendant la natation surtout avec la combinaison.
A vue de nez, les améliorations technique en natation permettent souvent de s'améliorer mais aussi de sortir plus frais de l'eau. Ils font donc que tu identifies tes défauts dans l'eau. Peut-être la coordination bras-jambes, qui est un point très délicat (faire des longueurs en partant en battement et en introduisant les bras progressivement sans modifier le schéma de battement et l'inverse : partir que sur les bras et introduire les jambes / aussi : nager relâché, en aérobie en maintenant un battement faible mais régulier).
Enfin, tu peux (peut-être, en négociant, ou en te regroupant avec le club) mettre l'home-trainer près du bassin (c'est ludique et cela permet de travailler un enchaînement souvent négligé) et faire des enchaînements: 400 nl (50V-50Recup-200Allure-50Récup-50V) - 5' ou 10' home trainer (3' ALLURE-2' souple). .
C'est un exemple mais il faut être imaginatif : essaye avec le PB, en mettant des jambes, sans mettre de jambes, et même 400 jbes + 5' vélo, etc.....
Voilà ce que je peux te dire
Salut, je suis un triathlète de calibre moyen du Canada et qui aspire à atteindre son plein potentiel. Je suis curieux de savoir si les triathlètes élites utilisent certains suppléments (légaux bien sûr). J'espère que tu ne pensais pas que je faisais enquête sur toi. Merci de prendre le temps de répondre.
de Remy 1 (CAN)
Je prends parfois du fer et du magnésium en supplémentation (cachets). Sinon je prends tous les matins une ampoule d'Aromavital (produit d'aromathérapie de la marque PhytosunAroms, un de mes sponsors). Dans mes bidons de vélo, je mets des produits isotonique Isostar auquel j'ajoute une ampoule de PMH plasma marin et une ampoule d'Aquamag (2 produits Aqualab de chez Omegapharma, le grand groupe pharmaceutique belge auquel appartient aussi PhytosunAroms) qui sont des produits issus de la mer et qui me permettent de compenser les pertes de magnésium, de minéraux et d'oligoéléments dues à la transpiration. Cela donne aussi un goût un peu salé qui équilibre le goût parfois trop sucré des boissons énergétiques (Isostar ou autres).
J'étais présent également sur le LD de Vendôme et j'ai une question à te poser. Les Pro dont tu es ont tourné dans les 36.5 de moyenne (sans les crevaisons). Dans des conditions "normales", quelles auraient été environ les moyennes. Si je te pose cette question c'est que, comme l'année dernière, je fais Vendôme en prépa de Nice, et ayant tourné à 35 l'année précédente et 34 cette année je me pose quelques questions sur le rythme à adopter à Nice... (Il me semblait avoir pourtant progressé...).
de Antoine
C'est difficile de répondre car le triathlon, ce n'est pas des mathématiques (alors que l'entraînement peut s'en rapprocher, sur piste ou en piscine).
Si on tente néanmoins d'extrapoler, il faut surtout tenir compte de la pluie qui, sur un parcours technique comme Vendôme, a fait considérablement chuter la moyenne. Je ne parle même pas de l'action du froid sur les organismes et sur la dextérité. Je pense que sur un tel parcours, par temps sec, 38km/h était faisable mais c'est difficile de savoir. Te concernant, je pense que 34km/h cette année peut être équivalent à 35, voire 36 en conditions "normale". Concernant l'allure à adopter à Nice, elle dépendra aussi de l'allure à laquelle tu as travaillé pour préparer Nice. Si tu t'es préparé à des allures un peu plus rapide (1 km/h de plus par exemple) que l'an passé (ce qui te confortais dans l'idée d'avoir progresser), tu devrais pouvoir boucler le parcours de Nice. Mais, tu le sais, un grand nombre de paramètres, pas tous contrôlables rentrent en compte (alimentation, état de forme, météo, matériel, repos,...) et un ironman est une aventure en soi.
J'ai lu dans "la séance d'un pro" sur le site de Beauvais triathlon, que tu préconisais de faire "des étirements à distance" c'est à dire 2 heures après une séance. Comme on entend dire tout et son contraire sur les étirements (certains les réfutant carrément), peux tu me dire dans les grandes lignes quel interet tu vois dans cette pratique, et est-ce que tu le fais pour tous tes entrainements??
de Brice
Effectivement, on entend tout et son contraire sur les étirements. Evidemment, in situ, au sein de la fibre, on sait à peu en quoi consiste l'étirement (redonner la longueur), et on sait les bénéfices qu'on peut tirer de cette pratique. Les questions sont souvent de savoir quand, combien, comment?
Je pense qu'il faut voir l'étirement et le corps dans sa globalité et, dans ce cadre, un grand nombre de paramètres propres à chacun interviennent (souplesse naturelle, longueur optimale, méthode d'étirement efficace, durée de réalisation, groupes musculaires à étirer....). Mon avis est qu'il n'y peut-être pas une vérité sur les étirements mais une vérité pour chacun.

Aussi, me concernant, je pratique l'étirement en douceur et en durée. Moins d'exercice mais plus longtemps. Tirer trop intensément entraine une réaction du corps qui s'oppose à cet étirement, à ce stress, à cette contrainte, et ne veux pas lâcher prise. En y allant doucement, le corps (et la partie étirée) s'abandonne progressivement. Si on y prête attention, on peut sentir le moment où le corps accepte l'étirement. Aussi je n''effectue jamais d'étirements si je suis pressé ou stressé.
D'autre part, même si l'étirement est réalisé en douceur, avec patience, il constitue un stress, une contrainte, que je ne veux pas surimposer à une séance particulièrement traumatisante comme une séance difficile de course à pied. C'est pourquoi, j'éloigne les étirements des séances course à pied, et aussi parce que je suis fragile.
Enfin, je ne fais pas d'étirements la veille et l'avant veille des compétitions car je me sens plus performant en étant "raide".
Pas plus lors de l'échauffement. L'étirement est, dans mon cas, un outil de relaxation et de récupération.
Salut Cyrille, je voudrais avoir quelques petits conseils course à pied car depuis 2 ans je stagne a 34' au 10km et aimerais un petit 32'30 (je ne demande pas beaucoup). Pourtant je cours 4 fois par semaine : 1 séance de VMA ,1 séance de seuil et 2 footing. Que me conseilles-tu pour progresser? J'ai pas mal de temps pour l'entrainement! Et toi, dans les grandes lignes, tu fais quoi comme séance à pied? Merci et bonne saison.
de Cyril
Progresser de 1'30 sur 10km c'est beaucoup sauf si tu débutes la course à pied. Je ne sais pas quel est ton passé, ton âge, etc... Mais c'est une amélioration notoire que tu demandes. Il est difficile de répondre sans plus d'informations : Quelle est ta VMA? Quelles sont les séances que tu fais? À quelles vitesses?.....beaucoup de paramètres sont à considérer. Néanmoins, j'ai quelques grands principes que je peux partager.
1. Si tu demandes à ton corps progressivement et raisonnablement, il devrait te donner satisfaction
2. Si tu veux courir en 32'30, entraines-toi à cette allure. Fais en sorte que ton corps apprenne cette allure. Pour les séances au seuil, 32'30 c'est 3'15 par kilomètre. Donc il faut t'entrainer à 3'15 mais avec une récupération de l'ordre de 1'00 à 1'15 par kilomètre. Ensuite il faut augmenter progressivement la distance total de la séance, pour arriver à faire au moins 8km à cette allure, mais fractionné.
J'entraine une amie à courir le semi en 1h40, avec des séances "allure" à 4'45. Le jour de la course, sans regarder la montre, elle a couru la majorité de ses kilomètres entre 4'40 et 4'50, le corps avait enregistré l'allure. Si l'entrainement est bien calibré, une fois sur la ligne de départ, il n'y a plus qu'à laisser le corps faire.
Me concernant, je cours mes séances au seuil entre 3'00 et 3'07. Il n'est donc pas étonnant que je ne puisse pas courir moins de 15' au 5000 mais notes aussi que mon record sur 10km est de 31'06 soit environ 3'06 au kilomètre....il n'y a pas de hasard.
Je voudrais te poser une question à laquelle tu pourrais peut être répondre sur ton site même si c'est un site sportif. As-tu l'impression d'être en Afrique? Je m'explique : dans un article que j'avais lu sur Potechtroom (célèbre site en altitude en Afrique du Sud) les athlètes disaient que c'était le paradis pour s'entrainer mais qu'ils se croyaient en Europe parce que les seuls noirs qu'ils croisaient étaient des femmes de ménages, rien à voir avec les autres pays d'Afrique noire. Là où tu es j'ai l'impression que c'est un peu la même chose. Même si l'apartheid est fini on dirait que les gens ne se mélangent pas trop. Par exemple est-ce que tes hôtes ont des amis noirs? C'est un sujet qui me tient à cœur, peux-tu me donner tes impressions sur ce sujet?
de Guiguivert
Pour parler Apartheid, c'est vrai qu'ici, à Stellenbosch, c'est une ville de blanc. Les noirs ont des petits boulots (serveurs, femmes de ménages....) et vivent en périphérie dans des endroits pas géniaux, voire des sortent de bidons-ville. Autour de l'aéroport de Cape Town, les bidons villes sont énormes et très dangereux pour les blancs. C'est vrai que c'est bizarre comme impression car c'est comme si les blancs riches, s'enrichissent en employant à bon marché des noirs. Mais, pour en avoir parlé ici, il existe aussi des villes de noirs avec des noirs riches et des noirs pauvres. Dans tous les cas, moi, en tant que blanc, cela me mettais un peu mal à l'aise. Par exemple, je ne m'imaginais pas prendre des photos des quartiers noirs.
Effectivement les gens ne se mélangent pas. Il n'y a pas de couples blanc-noir par exemple. Mes hôtes n'ont pas d'amis noirs que je connaisse. Ils ont une femme de ménage, elle est noire. Les boites de nuit, c'est pareil. Rien n'est interdit aux blancs ou aux noirs mais un lieu avec que des blancs ou que des noirs mettra mal à l'aise quelqu'un d'une autre couleur. Dans Stellenbosch, il y avait une boite de nuit qui était fréquentée par les deux communautés et ça fonctionnait très bien d'après ce qu'on m'a dit. Mais il y a eu des troubles et elle a fermé. Mardi, je suis passé près de la piste d'athlé, il y avait une compète pour jeunes et des benjamins couraient un 1200 je pense. Il y avait 2 noirs et 8 blancs environ. Les 2 noirs n'avaient pas de chaussures. C'est un noir qui a gagné.
Je me suis quand même senti en Afrique car je roulais dans la campagne, et il y avait des noirs qui travaillent sur la route, dans les champs, etc. Mais il y a aussi beaucoup de noirs qui marchent seuls le long des routes à grande circulation (genre nationale à 2 voies) à des kilomètres des villes !!! Ils sont toujours pauvres et titubent à cause de l'alcool. Dimanche, en pédalant pour revenir du triathlon de Langebaan vers Stellenbosch, sur la route, il y avait un black sous un drap blanc qui venait de se faire shooter par une voiture. Sa vieille paire de chaussures était encore au milieu du carrefour, un carrefour au milieu de nulle part. Que faisait-il là?
Je pense que tu comprends un peu le tableau. Il n'y a pas eu une génération entière depuis la fin de l'apartheid. Les choses ne peuvent pas évoluer si vite....regarde les difficultés d'intégrations des immigrés en France, même ceux de la 2ème génération...Espérons que la coupe du monde de foot en 2010 en Afrique du Sud permette de mettre en lumière ce problème, mais j'ai bien peur qu'il ne soit caché comme cela a souvent été le cas...


Bonjour, ma question concerne les blessures: Tendinite tendon d'Achille et micro déchirure aux jumeaux. As-tu analysé les causes de ces blessures et quels ont été les soins? (ultra son, étirements, cure Omega 3, semelles, matos type booster BV sport)?
de Paul
Je vais essayer de répondre à tes questions mais tu peux aussi suivre tout mon parcours de rééducation dans la rubrique "Croix verte et rouge" de mon site.
Concernant la déchirure au mollet fin juin (22/06): Repos, puis natation, puis vélo en même temps qu'étirements sur Power Plate puis reprise course à pied à environ J+20 très progressivement (12/07). Première course ensuite: GP Embrun mi aout. Achat de chaussette BV sport début septembre.
Concernant la tendinite: elle est apparu progressivement avec un point culminant sur ma dernière course de la saison en Espagne (1er kilomètre course à pied très douloureux). Ensuite douleur persistante malgré le repos partiel. Donc j'ai coupé fin novembre pendant 6 semaines, en même temps : étirements sur Power Plate + étirements méthode RPG + repos en course à pied.
Maintenant j'éloigne les séances d'étirements des séances course à pied. Je fais des étirements en tirant moins mais plus longtemps. J'ai aussi fais faire de nouvelles semelles orthopédiques. Parallèlement je fais des massages pour assouplir le tendon, avec des huiles élaborées par le laboratoire de PhytoSun Aroms, la boite d'aromathérapie avec laquelle je suis en partenariat.
La cause vraisemblable de ma tendinite est la position du mon pied (impossible d'en être certain). J'envisage les séances à pied intense le plus possible en nature. Quand je vais sur la piste, je tourne dans les 2 sens.
Salut Cyrille, content de voir que tu peux bien recourir. C'est cool. J'aurais bien aimé avoir ton avis sur les plateaux o'symetric? Je suis en train d'en essayer, et j'ai de bonnes sensations avec. Le seul truc, c'est que je ne peux pas trop croiser la chaine et donc jouer un peu plus avec le dérailleur, mais qu'en pense tu sinon?
de Pat' le suisse
Je ne connais pas ces plateaux mais j'imagine qu'ils sont ovales ou à peu près ovales. J'avais essayé des plateaux comme cela élaborés par Cyril Guimard (plateau Armonic). Le principe était aussi de réduire les points morts (haut et bas). C'est toujours difficile d'attribuer les bénéfices de l'entrainement à telle ou telle chose tellement il y a de paramètres qui entrent en jeux. Mais je pense que c'est bien d'essayer. Comme le plateau était plus haut en position verticale et plus long en position horizontale, cela demandait aussi un réglage très particulier de la fourchette avant (dérailleurs avant). Je me rappelle aussi que c'était difficile de croiser la chaine, mais de toutes façon ce n'est pas très recommander de le faire.
Pourrais-tu me rappeler les équivalences càp/vtt résumées dans l'article dont tu es l'auteur paru dans le jogging international du mois dernier?
de Yvon
Voici les équivalences approximatives entre le VTT et la course à pied
3 h de VTT en terrain vallonné = 1h30 d'endurance en course à pied.
2h de VTT en terrain vallonné = 1h00 d'endurance en course à pied.
1h30 de VTT en terrain vallonné = 45' d'endurance en course à pied.
R répétitions de 1mn/1mn en VTT = R x 400 à VMA en course à pied.
R répétitions de 1mn30/1mn30 en VTT = R x 500 à VMA en course à pied.
R répétitions de 3mn/1mn au seuil anaérobie = R x 1km au seuil anaérobie en course à pied.
R répétitions de 6mn/2mn au seuil anaérobie = R x 2km au seuil anaérobie en course à pied.


Je me suis blessée (déchirure) sur le haut des ischios il y a un peu plus de deux semaines. J'attaque la kiné mercredi. Je suis curieuse de savoir comment cela s'est passé pour toi (programme, évolution). Pour ma part, je n'ai plus mal mais des tensions dans la fesse de temps en temps et aux adducteurs. J'avais arrêté le myorelaxant prescrit pour troubles intestinaux mais du coup j'ai eu une crampe au mollet ce matin au boulot et ça tire plus qu'avant.
de Aurélie
En ce qui me concerne j'ai eu 2 déchirures cette année, d'abord au mollet fin avril, puis dans la partie inférieure de l'arrière de la cuisse toujours à gauche (semi-tendineux) fin juin. A chaque fois, j'ai ressenti une douleur vive et soudaine.
Concernant l'entraînement, j'ai dû observé une période de repos (qui est fonction de la gravité, mais on préconise souvent 6 semaines minimum) : 1 semaine en natation, 3 semaines en cyclisme, et 4 semaines en course à pied. Évidemment tout cela dépend de la gravité, du niveau d'entrainement, du sérieux dans la prise en charge médicale. Ensuite j'ai repris la natation en forçant progressivement sur les jambes jours après jours. Idem en cyclisme (home trainer au début puis séance de plus en plus intense). Une fois que j'étais capable de faire des séances très dures en vélo, j'ai repris le footing en augmentant progressivement l'intensité. J'ai aussi fait quelques séances d'aquajogging quand je ne pouvais pas courir, en travaillant l'aspect technique et mental. On peut aussi envisager de reprendre la course à pied progressivement en courant dans une eau de moins en moins profonde, ce qui augmente de plus en plus la charge.
Concernant l'aspect médical et rééducation, j'ai fait quelques enveloppements avec des huiles essentielles dans les premiers jours. Ensuite chez le kiné, j'étais massé et j'utilisais une Power Plate pour renforcer, étirer, et éviter une mauvaise cicatrisation (fibrose du muscle et perte de souplesse, pour faire simple). Je ne conçois la médication qu'au début contre la douleur et associée à un repos total. Avant tout il faut évidemment consulter un médecin permettant de poser le diagnostic (échographie minimum).
Qu'est-ce qui différencie le mental du sportif de haut niveau (SdHN) de celui qui ne l'est pas ?
de Romou 4
D'un sens, c'est difficile de le savoir puisqu'on ne peux pas être dans deux têtes en même temps. Par conte, on peut facilement observer les manifestation quotidiennes qui différencient un SdHN, d'un athlète lambda (terme non péjoratif).
Au quotidien, il est très difficile de détourner un SdHN de ses objectifs. Il suivra coute que coute le programme (pas seulement en terme d'entraînement) qu'il s'est défini. Il s'impose une hygiène de vie, pas forcement très très stricte, mais il s'y tient. Le SdHN est, je pense, très régulier dans sa motivation au jour le jour. Il a beaucoup moins de phase de baisse de motivation car il sait pourquoi il s'entraîne. Il est patient et non découragé quand la forme n'est pas là. Il n'exulte pas dès qu'il sent la forme arriver.
En compétition, c'est plus difficile de savoir. Je pense que tous les SdHN n'ont pas la même force mentale. Certains athlètes sont systématiquement battus lors de course au coude à coude, sans que cela ait un rapport avec les qualités de vitesse. Certainement aussi que certains athlètes lambda ont plus de force que certains SdHN.
Faut-il passer par ce qu'on pourrait appeler un déclic ou est-ce que ce mental est présent déjà très jeune ?
de Romou 3
Répondre à cette question reviendrait presque à trancher sur l'inné et l'acquis. C'est aussi une question très vaste. Je serais tenté de dire "les deux mon colonel". On le voit, certains enfants n'aiment pas la compétition, d'autres aiment la confrontation.
Une chose est sure, la force mentale évolue avec l'expérience, pour peux qu'on s'y attarde et qu'on cherche à la faire progresser. Par contre, je ne suis pas certain que cela se débloque d'un seul coup, en tous les cas je dirais "pas majoritairement". Il s'agit souvent d'un travail à engager volontairement.
Y a-t-il des moyens de progresser franchement dans ce domaine, et quels sont les retentissements en terme de résultats ?
de Romou 2
"Progresser franchement", cela dépend du niveau mental de départ, et des problèmes rencontrés : quelqu'un qui panique dans l'eau dès que quelqu'un approche aura beaucoup a gagner, quelqu'un qui baisse systématiquement pavillon s'il est au coude à coude plus de 5', perdra une place ou deux mais seulement dans ces situations. Cela n'a pas grande importance sur un ironman réalisé en 11h mais ce n'est plus la même chose quand il s'agit de gagner une coupe du monde face à des athlètes tous mentalement forts.
Pour progresser ("acquérir" une plus grande force mentale), il faut d'abord identifier ses faiblesses et se les avouer aussi, car il n'y a pas beaucoup de sportif qui supporte qu'on leur dise qu'il n'ont pas un gros mental. Ensuite il faut trouver la solution. Moi j'ai un moment travaillé avec un préparateur mental (Kamel Boucherikha), mais j'ai aussi tâtonné tout seul, et trouvé mes solutions. On peut parfois utiliser ses atouts physiques pour éviter de se trouver en situation mentalement défavorable.
Quand as-tu pris conscience que tu pouvais gagner ta vie en faisant du sport ? Est-ce que cela été un processus laborieux ?
de Romou 1
J'ai procédé par étape. Quand j'ai vu que je faisais des résultats, j'ai contacté des clubs pour passer à des compétitions de niveaux supérieurs et surtout pour apprendre le triathlon de haut niveau. J'ai atterri au RCF auprès de Stéphane Poulat, Philippe Fattori, Marc Simonet, Yves Lossouarn. J'ai, petit à petit, eu les résultats qui m'ont permis de vivre du triathlon.
Je n'ai jamais DÉCIDÉ de vivre du triathlon, cela s'est fait naturellement, mais je poursuivais toujours des études en parallèle. Je ne dirais pas que cela a été un processus laborieux car cela n'a jamais été réellement une finalité en soi, plutôt un rêve que je n'ai fait qu'une fois que j'ai senti qu'il pouvait être accessible. Il est apparu après ma saison 1995 et ma victoire aux Frances Open à Mauzac. Cela est venu naturellement.
Ma méthode a toujours été de faire du mieux possible, et de voir où cela me mène : "on ne va jamais aussi loin que lorsqu'on ne sait pas où l'on va" (Christophe Colomb).
Aussi, comment choisis-tu de te placer sur la ligne de départ (sur plage ou dans l'eau)?
de David 2
Cela dépend de tes qualités, du niveau des nageurs présents. Un nageur "technique" sera peut-être plus à l'aise à l'écart même s'il fait un peu plus de distance et s'il n'a pas de pieds à drafter. Ensuite il faut tenir compte de tes propres qualités de vitesse.
Il faut essayer plusieurs stratégies et trouver celle qui te convient le mieux. Selon ton profil (sprinter, ou endurant, pour faire simple), la stratégie sera différente. Par exemple, un nageur plutôt endurant pourra peut–être supporter plus facilement un départ très intense (allure de 200 par exemple) pour enchaîner ensuite sur une allure de course moins rapide. Un sprinter devra peut-être éviter de partir à 100% pour ne pas prendre le risque d'accuser le coup ensuite. Essaye différentes stratégies lors des prochaines courses et vois comment ton corps réagit.
Quel(s) conseil(s) donnerais- tu pour transférer au mieux la natation en piscine à celle de triathlon?
de David 1
Il faut que ton entraînement colle à la réalité du terrain. Les séances doivent être ciblées spécifiquement "triathlon". La question que tu dois te poser est : "qu'est ce qui caractérise la natation en triathlon?" La réponse: un départ rapide (sans trop d'échauffement), des changements d'allures, le contact avec les autres concurrents, le port de la combinaison, l'orientation. Je ne peux pas t'indiquer de séances mais avec un peu d'imagination tu dois pouvoir inventer des séances reproduisant ces caractéristiques (faire des sprints à plusieurs de front dans une ligne, faire des départs sur 200m avec bouées à contourner en plan d'eau,...). Au même titre que tu fais des enchainements l'hiver, tu peux aussi faire de séances spécifiques en natation à cette période, tout en restant dans les filières propres à la période considérée.
Juste une petite réflexion autour de tes blessures "à répétition"... Je suis victime de la loi des séries de mon coté également, certes à un niveau bien inférieur au tien mais tout de même...(contracture mollet gauche, déchirure mollet droit et maintenant: début de pubalgie!)...On se dit que c'est la faute à pas de chance malgré une préparation réfléchie et les conseils des professionnels (kiné, osthéo)...Finalement, c'est peut être le doute et trop d'écoute de son corps qui amènent à la blessure...Qu'en penses-tu?
de Ben, triathlète du 62
Effectivement, c'est une question que je me pose parfois. Sur certaines blessures insidieuses comme les tendinites par exemple, on est parfois amené à envisager une somatisation, la conséquence d'un stress, d'une anxiété, qui pourrait être liée à l'approche d'un objectif ou à d'autres raisons. Dans le cas présent de ma déchirure musculaire, il y a quand même une origine physique beaucoup plus évidente (comme dans le cas d'une béquille, d'une chute,...) puisque j'ai ressenti le fameux "coup de poignard".
J'ai lu dans ton blog que tu avais des carences en fer (je suis à 8 je crois, alors que le taux normal pour une femme : aux alentours de 12-13). Depuis peu, j'en ai aussi (je m'entraine de 5 à 8h par semaine, je débute en tri), ce qui se traduit par de grosses fatigues et 0 sensations en càp. Comment arrives à résoudre ce problème, simplement par une alimentation appropriée ou un supplément, et lequel?
de Catherine
Concernant les carences en fer, les femmes sont plus exposées, et tu doit veiller encore plus à ton alimentation. Les carences sont dues, aux menstruations et aux pertes liées aux micro traumatismes de la course à pied, essentiellement.
En état de carence, il y a Ferograde ou Tardiferon (avec avis médical et ordonnance bien sûr).
C'est évident que tu sois fatiguée, car sans fer, pas d'oxygénation. Pour les performance d'endurance, c'est gênant !!! ;-)
Dans l'alimentation, tous les abats sont riches en fer. Les plus courants et plus appréciés sont le boudin noir et le foie de veau. Après il y a aussi les lentilles et un peu le chocolat, mais dans des proportions très inférieures. Je crois qu'il y a aussi certains fruits de mer. Il faut surtout éviter de prendre du thé car la théine limite l'assimilation du fer que tu pourrais prendre en complément.
Je m'essaye moi aussi à l'aromathérapie, j'aurais voulu quelques conseils sur les huiles essentielles à utiliser pour la récupération, comment les utiliser... enfin tout ce qui peut être utile à savoir! merci d'avance...
de Greg de la fac
J'utilise beaucoup les Menthe Poivrée, Gaulthérie, Cyprès toujours vert, surtout pour mes tendinites. La lavande est un remède universelle, ensuite je ne peux pas tout détailler ici. Tu peux faire des massages, des enveloppements (avec un support, ne pas laisser trop longtemps). En pharmacie, tu trouveras des huiles et parfois des petits fascicules gratuits et bien faits, qui aident à faire les premiers pas en aromathérapie. Il faut aussi savoir qu'il y a des précautions d'usage en fonction des différentes huiles. Certaines ne peuvent être utilisées sur la peau, d'autre à ne pas avaler, attention à l'exposition au soleil avec certaines, et il y a des contres indications pour les femmes enceintes aussi.

Je nage 2 fois par semaine (je suis un ancien nageur en 17'30 au 1500 NL grand bain). Je roule 2 fois par semaine environ 60-70 km mais je ne sais pas trop comment progresser en vélo. Concernant la course à pied, je cours à la caserne des pompiers, plus 2 fois par semaine en club avec d'autres triathlètes. Mon gros problème, c'est la nage en étang. Penses tu qu'une combi Aquaman de bonne qualité changerais mes résultats en natation? En vélo, penses-tu qu'un braquet 52/42 et 11/25 soit adapté?
de Mike (http://tristyleconcept.sport24.com)
En natation, il faut s'entrainer à nager avec la combinaison (une de bonne gamme suffit), à s'orienter, à nager contre les autres, au contact, avec des changements d'allure et de directions comme en triathlon. Tu peux organiser, avec des potes, des séances en eaux libres avec des mini-parcours. Ou bien en piscine, avec un peu d'imagination. Imagine des séances qui collent à la réalité du terrain.
En cyclisme, pour le braquet, j'utilise un 39-52, et derrière, une roue libre 10 vitesses 12-23. Avec cela, je passe partout, même à Embrun, mais pas sur l'Ironman !!!! ;-)
Concernant, tes braquets, le 11 ne doit pas te servir beaucoup je pense, surtout avec un 42. Si tu prends un 39, tu n'es pas obligé de monter à 25 dents derrière et ainsi tu as une roue libre mieux équilibrée, avec moins d'écarts entre les pignons. Tu sautes de 2 dents mais seulement sur les derniers pignons.
Pour moi la cause de mes tendinites d'Achille venait, je pense, d'un grand manque de souplesse et une foulée très "lourde". J'ai d'ailleurs beaucoup de mal à améliorer ce dernier point...! J'aimerais savoir ce que tu en penses!
de Vincent (Pornichet 44)
Concernant ta foulée, la solution est le travail technique en course à pied, le travail "de pied" comme on dit. J'en fais très régulièrement surtout en hiver. Cet un aspect un peu délaissé dans certains groupes de fond de club d'athlétisme. Bien souvent, les gammes sont incluses dans le processus d'échauffement sans être considérées comme un travail en tant que tel. Un entraîneur de sprint peut apporter un autre regard et aussi des idées d'exercices de travail de pied. Enfin, il faut avoir ce travail en tête lorsque l'on court ou fait une séance de manière à appliquer les exercices en situation, et travailler cet aspect technique sur la fatigue.

J'ai vu que tu avais eu des soucis avec tes tendons d'Achille. J'ai eu également le même souci de tendinite, aujourd'hui réglé, j'espère pour longtemps. Je voulais savoir en quoi à consisté ton traitement, si tu avais isolé la cause et plus largement comment était abordée et traitée cette blessure. Pour moi, les traitements ont été nombreux. Il y a eu la mésothérapie, les ondes de choc radiales, protocole stanish etc.
de Vincent (Pornichet 44)
Effectivement, j'ai moi aussi souvent des problèmes de tendinite d'Achille. J'ai aussi eu recours à un tas de traitements comme ceux que tu cites (kiné, mesothérapie, laser, protocole stanish, ...). Me concernant, j'ai longtemps traité la douleur sans réussir à identifier son origine. Il me semble maintenant qu'elle nait d'un lèger blocage des articulations de la cheville et/ou du péroné. En général, une visite chez mon ostéopathe dès les premiers signes permet de résoudre le problème rapidement. Par contre, je ne sais toujours comment viennent ces blocages. ce qui est certain c'est qu'il faut veiller à une bonne hydratation et limiter les tensions au niveau du muscle soléaire par des massages des jambes.
As-tu trouvé une amélioration de ta technique en utilisant les anti-paddles ? Que t'apportent-elles par rapport aux plaquettes classiques ? Continue-tu d'utiliser tes anciennes paddles ou les as-tu définitivement rangées au placard ? Où les as-tu achetées ?
de Martin
Comme je le suggère dans ma page "équipements", cet outil vient s'ajouter, et non se substituer, aux autres que nous utilisons tous déjà en natation (paddles, pull-buoy, élastique, planche, palmes zoomer.....), offrant ainsi un autre moyen de "sentir" l'eau. Dans ce contexte, il est bien souvent difficile d'attribuer une éventuelle amélioration de la technique à l'utilisation d'un seul outil. j'utilise les anti-paddles depuis peu et essentiellement lors de travail technique au cours duquel je focalise sur le travail d'appuis. A la différence des plaquettes (paddles) classiques, l'utilisation des anti-paddles se caractérise par une perte d'appuis comme en "poings fermés", obligeant ainsi une recherche dans l'optimisation du geste de l'avant bras essentiellement. Le poids des anti-paddles entraîne un travail de musculation qui se fait naturellement. Aussi je pense qu'elles peuvent être aussi utilisées lors des séries aérobies d'automne. Dès que possible je communiquerai sur mon site le lien permettant de se les procurer les anti-paddles.
Sur quelles allures avez vous travaillé lors du stage à Antibes?
de Anonyme
En ce qui me concerne, et compte tenu de la période et du délai avant les premiers objectifs : En natation, plusieurs filières ont été abordées. En cyclisme, uniquement des allures inférieures à l'allure de course. En course à pied, une séance de vitesse maximale aérobie et du travail technique enchaîné après le cyclisme.
     
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